Hier, après m’être perdue dans l'ascension d'un dédale de ruelles bleues, j’ai finalement
réussi à trouver mon chemin jusqu’au fort Mehrangarh.
Une merveille d’architecture avec des vues imprenables sur la ville. Je me suis promenée avec l’appareil audio qui explique et commente le site en français. Un peu comme avoir un guide personnel qui nous plonge dans l’histoire et la vie quotidienne des maharajahs et de leurs familles à travers différentes époques. Vraiment très intéressant !
Une merveille d’architecture avec des vues imprenables sur la ville. Je me suis promenée avec l’appareil audio qui explique et commente le site en français. Un peu comme avoir un guide personnel qui nous plonge dans l’histoire et la vie quotidienne des maharajahs et de leurs familles à travers différentes époques. Vraiment très intéressant !
Une petite journée de touriste tranquille avec souper sur la terrasse de l’hôtel.
Ce matin, je suis allée manger dans un autre hôtel, le Hare Khrisna.
Repas végétarien de qualité assuré. Si je reviens un jour à Jodhpur, c’est là
que j’irai habiter. C’est beau et propre, les gens sont gentils, le menu
alléchant et les prix raisonnables. Il y a six étages à grimper pour arriver au
restaurant sur le toit.
Voyager seule – la hasard
fait bien les choses
J’y ai rencontrée une Allemande dans la soixantaine, Angelika Vogel,
qui est la présidente d’une petite fondation qui aide à financer des
léproseries. Elle était en grande discussion avec ses deux administrateurs
Indiens, un homme d’affaire et un géologue, et Tom, un ami Hollandais. J’ai osé
les interrompre parce que personne d’autre dans l’hôtel ne pouvait m’aider à
savoir où se trouve un petit commerce dont j’ai appris l’existence sur internet
et où je veux absolument me rendre avant de retourner à Mumbai. L’homme
d’affaire le connaît très bien et me propose de m’y déposer puisque c’est sur
le chemin d’un ashram où vit une communauté de lépreux qu’ils s’en vont
visiter. Angelika m’offre de les y accompagner plutôt que d’aller magasiner.
Une offre que je ne pouvais refuser !
Nous voyageons dans une petite camionnette blanche conduite avec
efficacité par l’homme d’affaire qui circule aisément dans les rues minuscules
entre vaches, piétons, motos, charrettes, touristes, enfants, vendeurs de
toutes sortes et autres véhicules surchargés. Nous faisons quelques arrêts pour
acheter des lampes rechargeables, car ils n’ont pas l’électricité, des bananes
et des boîtes de biscuits. Ce sont des cadeaux qu’Angelika veut offrir aux
membres de la communauté qu’elle patronne depuis des années.
À notre arrivée, de nombreuses personnes viennent la saluer. Ils ont
installé au sol de grands sacs de plastique cousus ensemble et, leur faisant
face, une rangée de chaises où nous sommes invités à nous asseoir. L’attente
commence. Tranquillement, un à un, les gens sortent de leurs appartements et
viennent s’asseoir devant nous. Les hommes d’un côté et les femmes de l’autre. Certains
sont très handicapés par la lèpre et estropiés, d’autres pas du tout. Ceux-là
font partie d’une ou l’autre des familles, sont des veufs et des veuves de
lépreux qui, avec leurs enfants, restent dans la communauté. Tous sont
extrêmement pauvres.
Lorsque tous les gens qui veulent la rencontrer sont arrivés, nous recevons un collier de roses rouges autour du cou, puis on nous fait un tikka de poudre au milieu du front. Angelika se lève et fais un petit discours dans lequel elle leur dit à quel point elle est heureuse d’être ici à nouveau pour les rencontrer et les saluer au nom de tous ses compatriotes qui n’ont pu venir cette fois avec elle, mais qui leur envoie tout leur soutien et leur amitié. Tom fait ensuite la même chose, puis c’est à mon tour de leur dire un petit mot pour les remercier de leur accueil. Je commence en disant « Namaste » et suis fort impressionnée lorsque tous me répondent en joignant leurs mains (ou moignons) au cœur avec de larges sourires.
Angelika fait ensuite la distribution des cadeaux, prend le temps d’aller saluer chacune des personnes qu’elle connaît en les prenant dans ses bras et en serrant leurs mains dans les siennes.
Puis nous quittons pour revenir dans le quartier des guest houses qui semble presque riche en comparaison. Inutile de dire qu’après cette visite quand même troublante, j’ai perdu toute envie d’aller magasiner.











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