lundi 10 janvier 2011

- Bangkok, dimanche 9 et lundi 10 janvier 11

Deux belles grandes dernières journées en Asie. D'abord un dimanche à la campagne, au bord de la rivière Mekong, avec Supattra et ses collègues de la Commission nationale des droits de la personne. Tous des gens très gentils qui n'avaient qu'une chose en tête: manger! Du poisson, des crevettes, du crabe, des calmars, des moules, des salades traditionnelles à la papaye verte, des pommes de terre frites, du pad thai, des gâteaux et beaucoup de plaisir. Un après-midi entier à manger, se reposer, puis recommencer à manger. Ils en étaient presque gênés et nous disaient en riant que les Thaïs aiment vraiment ça, manger. Ce n'est certainement pas nous qui allions nous en plaindre!


En soirée, Chris a appris qu'il y avait un match de foot important à la télé entre Manchester United et Liverpool. Nous l'avons écouté en mangeant une soupe tom yam dans le lobby de l'hôtel qui est moitié garage, moitié entrée principale et passage vers le restaurant familial. Les gens ici sont des fans de Manchester et beaucoup de clients se sont arrêtés quelques instants pour nous demander le résultat.

Grosse nuit de sommeil encore une fois. Nous dormons vraiment bien dans cette chambre au lit et aux oreillers confortables. Cela n'a pas été si courant que d'avoir de bons oreillers dans ce voyage. C'est fou comme ça fait une différence.


En grande forme, nous avons attaqué le magasinage de nouveau ce matin, bien décidés à enfin trouver des pantalons courts pour Chris et des boucles d'oreilles pour moi. Après une couple d'heures infructueues, nous avions presque décidé d'abandonné lorsque nous sommes arrivé à cette boutique de pantalons et chemises où nous avons finalement passé au moins deux heures à essayer des trucs vraiment à notre goût. Grand résultat. Pour Chris surtout, mais même pour moi qui ai trouvé une paire de pantalons qui m'éviteront de passer demain une vingtaine d'heures en avion dans mes jeans encore sales de la boue de Bornéo et leur odeur de fond de sac à dos. J'en suis bien heureuse!

Après-midi dans le quartier chinois. Le trafic, les grandes affiches le long des rues, les marchés où se vendent toutes sortes de bestioles et d'aliments étranges,  j'ai l'impression de me retrouver dans le Hong Kong des années 90, celui visité à l'époque où j'y suis allée avec ma mère. Très différent du Hong Kong d'aujourd'hui, beaucoup plus moderne. Nous avons mangé une soupe de nouilles et canard absolument exquise. Il n'y a pas à dire, les quartiers chinois sont vraiment vivants et photogéniques. Dommage que ma batterie sont tombée à plat. J'aurais aimé prendre au moins une photo de nos masseuses de pieds qui nous ont fait passé une heure absolument divine dans le fond d'un petit centre d'achat où nous n'étions entrés que pour acheter de l'eau.

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Il est maintenant 19h. Chris a déjà fait son bagage et je dois faire le mien. Nous quitterons l'hôtel demain matin vers 5 hrs pour nous rendre à l'aéroport. Ce sera Tokyo, Toronto, Montréal. Et le retour à l'hiver. L'idée ne me dérange pas du tout. J'ai même hâte de voir la neige.

samedi 8 janvier 2011

- Bangkok, dimanche 9 janvier 2011

Cela fait des jours que nous avons écrit! Le temps passe vite, mais les accès internet ne suivent pas.  Nous voici déjà à Bangkok, notre dernière étape avant le retour. Depuis deux jours nous magasinons sans rien acheter ou presque. C'est un peu décevant, nous qui nous faisions une fête à l'idée de tout ce que nous pourrions trouver ici. Il y a bien des centres d'achats énormes et ultra modernes, mais pas grand chose à notre goût, ou à notre taille. 


Même Khao San Road, un village de touristes remplis d'agences de voyage, de boutiques pour touristes, d'hôtels pas chers pour touristes et de  restaurants pour touristes, n'est plus l'endroit idéal où trouver des vêtements, des bijoux et souvenirs de toutes sortes. C'était quand même agréable (pour moi parce que Chris n'a pas arrêté de roupéter) de m'y retrouver après toutes ces années et tous les souvenirs que j'en ai gardé. Bien sûr que c'est un peu désolant de se retrouver ainsi entourés de milliers de voyageurs du monde entier qui se foutent complètement des uns et des autres et des vendeurs Thaïs en particulier. Mais Bangkok reste le centre du monde asiatique et Khao San Road est un des plus importants points de convergence de la région. Tous ceux qui vont à Bangkok finissent par y passer. C'est un laboratoire humain intéressant à observer, même si ce n'est que pour ensuite pouvoir le mépriser.


Heureusement, une collègue de Chris nous a donné rendez-vous hier au marché du weekend où nous avons enfin pu trouver un peu de choses à rapporter. Un labyrinthe sans fin de petites boutiques différentes! Nous essaierons d'y retourner en fin de journée si nous ne sommes pas trop fatigués. D'ici là, nous sommes invités à manger chez d'autres collègues de Chris qui vivent sur le bord du Mékong, un peu à l'extérieur de Bangkok.

Retour en arrière: nous sommes finalement resté deux jours à la plage de Sihanoukville. L'ambiance était vraiment bonne, l'eau chaude et calme, la bouffe délicieuse et notre chambre bien située. Tout pour plaire. Soupers au bord de la mer faits de grillades de thon, bières fraîches et margaritas, journées au soleil. Lecture. Vie de vacances.
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Puis autobus vers la frontière, nos premières montagnes et deuxième bris de moteur. La première fois, en route vers Sihanoukville, il était clair que le chauffeur et ses assistants n'allaient pas pouvoir rapidement réparé le problème. Chris a sorti nos bagages et hélé un minivan déjà rempli. J'ai marché dans de la bouse de vache et nous nous sommes tous tassés les uns contre les autres jusqu'à la ville. Mais cette deuxième fois, c'était moins pire, seuls les freins ont chauffés. Le temps de les arroser et de les laisser refroidir et nous sommes repartis.

Notre billet nous menait jusqu'à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande.Elle a été rapidement traversée. Le temps de présenter nos passeports et de se faire étamper un visa, nous étions arrivés à Hat Yai. Une petite ville pas très sympathique dont il est difficile de sortir parce qu'encore une fois les transports sont contrôlés par une petite mafia locale qui demande des prix impossibles. Finalement, après moult négociations, nous étions six voyageurs unis dans nos tentatives de départ et ça a fonctionné. Une heure et demi  assis dans le vent dans le derrière d'un pick-up couvert pour se rendre à Trat. Il ne faisait pas froid du tout et c'était même assez agréable.


Trat est une petite ville tout à fait charmante où j'aurais bien passé plus de temps, même s'il n'y a rien à y faire à part manger des fruits de mer au marché de nuit et se promener dans de jolies rues. Nous y avons passé la nuit, puis avons pris un autobus vers Bangkok. Notre chambre ici est parfaite, bien située, grande et très calme. Nous partons dans quelques minutes prendre le Sky Train (un métro extérieur en hauteur) pour aller rejoindre Supattra et son mari (avec qui nous avons magasiné hier) qui vont nous conduire jusque chez nos hôtes.

dimanche 2 janvier 2011

- Sihanoukville, 3 janvier 2011

Ville de plages en pleine expansion. Grand choix d'hôtels et de restaurants qui offrent d'excellents BBQ de poissons pour trois dollars et des bocks de bière à 50 cents. La compétition est forte. Nous n'arrivons pas à nous décider. À notre arrivée hier, nous avons pris une chambre choisie dans un guide pour nous donner une base de recherche. Il y a trois plages ici, alors laquelle choisir? Voulons-nous être au centre de l'action avec un grand choix d'endroits où se baigner et manger, ou alors devrions-nous aller vers la plage la plus éloignée, plus chère, avec moins de restaurants mais tellement plus de tranquilité. Nous louons des bicyclettes pour parcourir les cinq kilomètres qui séparent la ville de cet endroit pour essayer de nous faire une idée. Il y a de tout. De la chambre à cinq dollars à celle plus luxueuse à 25. Nous réservons une mignonne chambre avec salle de bain à 15, puis visitons sur le haut d'une colline une cabine de luxe avec balcon donnant sur la mer qui ne coûte que 20 dollars. Nous voici donc avec deux chambres réservées pour ce matin.

Mais voilà qu'au retour en ville nous nous rendons compte que là où nous sommes installés, c'est vraiment vivant et agréable. Et puis, contrairement à l'autre endroit, il y a beaucoup de familles de Cambodgiens en vacances qui rient, mangent et dont les magnifiques enfants courent partout en s'amusant comme des fous. Tout à coup la tranquilité de la plage éloignée nous devient moins tentante. Déjà que nous ne sommes pas très plage, si en plus il n'y a rien à faire ni à voir... Donc possible changement de plan ce matin. Nous parlons de rester pour l'instant où nous sommes et de quitter le Cambodge demain pour la Thaïlande, à 5-6 heures d'ici. Nous aimons le mouvement et il nous reste de moins en moins de jours de liberté.

- Tous les jours ne sont pas parfaits - jeudi, 30 décembre

Encore une fois, nous décidons de nous fier à la façon générale de faire les choses. C’est-à-dire que nous achetons notre billet d’autobus vers Phnom Penh par l’entremise du l’hôtel. Un minibus viendra nous prendre à la porte, comme il le fera pour les clients de tous les hôtels, pour nous emmener à la centrale d’autobus de la compagnie de transport. Il faut être prêt pour 7h40, le départ de l’autobus étant prévu à 8h30. Les minutes passent, puis l’heure du départ et personne ne vient nous chercher. Le propriétaire du guesthouse fait plusieurs appels et nous rassure à chaque fois, le bus ne partira pas sans nous. Des trois minibus qui ramassent les gens habituellement, seulement deux fonctionnent aujourd’hui. D’où le retard. Finalement, il nous met sur le tuktuk de l’hôtel et nous partons à la course vers la station. L’autobus est bien là et, comme de fait, nous devons attendre le dernier arrivage de touristes avant de partir.
Il est difficile de trouver des gens sympathiques parmi les autres touristes. C’est comme s’ils voulaient voyager sans quitter la maison et leur confort habituel, sans avoir à parler aux gens autour d’eux, ni même devoir leur sourire. Très étrange. Et lorsque l’autobus arrête dans un restaurant au milieu du trajet, nous ne sommes que trois à manger les repas servis, par ailleurs tout à fait délicieux. Personne d’autre ne s’y risque ou va seulement voir ce qui est offert. Par contre, le kiosque de chips, d’arachides et de coca-cola est très achalandé.


Avec le retard pris, nous avons perdu la journée. Chris a pris rendez-vous avec un ancien participant de son programme d’été qui vient nous prendre à l’hôtel. Saineth travaille avec les personnes atteintes du sida. Nous prenons un verre avec lui sur une terrasse près de son bureau, le temps de renouer des  liens. Notre meilleur moment de la journée. Saineth nous organise par téléphone un transport en taxi collectif pour le lendemain à 6h du matin.
De retour à l’hôtel, nous voulons retourner au même restaurant où nous avions mangé quelques jours auparavant et que nous avions bien aimé. C’est fou comme notre sens de l’orientation est complètement à l’envers ici. Enfin, un peu normal pour moi, mais pour Chris ? Nous savons que ce restaurant est tout près, mais il nous faut marcher dans le noir, tourner et retourner sur nos pas pendant une bonne demi-heure avant de le retrouver. Nous aurions dû voir là un signe qu’il était préférable pour nous de manger ailleurs parce que ce fut un vrai désastre : viande trop dure pour être mastiquée, assiette de crudités pas tentante, riz sans sauce, rien dans nos choix n’était satisfaisant. Nous nous reperdons un peu pour rentrer, épuisés, à l’hôtel où nous avions aussi réservé la même chambre.


Nous branchons l’ordinateur et faisons sauter les fusibles. Noir et chaos total. Les gens de l’auberge visiblement ne connaissent rien à l’électricité. Ils sont trois dans la chambre à essayer de bouger tous les fils le long du mur, à monter sur une chaise sur une table pour rejoindre un fil au plafond, défaire la prise au mur à la lumière de lampes de poche, s’énerver, se chicaner et ne pas nous écouter quand nous disons que le problème n’est pas dans la chambre, mais dans la boite électrique. La lumière revient, puis repart et le cirque recommence. Trois fois. Nous finissons par convenir que nous n’avons pas tant besoin de lumière que ça et qu’ils pourront trouver le problème le lendemain quand nous serons partis. Nous nous endormons immédiatement.

- Angkor Wat, mercredi 29 décembre 10

Les temples d’Angkor. Période du règne Khmer : entre les années 802 et 1432. Il y a treize ans, le seul moyen de s’y rendre était par la rivière, en speedboat fortement protégé par des gardes armés de kalashnikov. Les routes étaient peu sûres et personne ne s’y risquait. Même Siem Reap était une petite ville pas très rassurante le soir. Nous prenions tous nos repas au guesthouse et allions visiter les temples en moto. Les conducteurs nous attendaient parmi des dizaines de mendiants et de petits vendeurs qui nous harcelaient dès notre arrivée et au moment du départ.


Les temps ont bien changés. Aujourd’hui, plus de mendiants permis à l’entrée des temples, ne restent que les enfants vendeurs de cartes postales, de bracelets, de boissons et des kiosques de robes, sacs et tee-shirts. Et il est maintenant possible de voyager partout au Cambodge en toute sécurité. Siem Reap est fortement peuplée et partout de grands hôtels avec spas ont poussés comme des champignons. J’ai lu dans un article scientifique que la ville et son industrie touristique pompent toute l’eau du sous-sol et que ce n’est qu’une question de temps avant que les temples s’enfoncent dans le sol en s’écroulant. Un peu dramatique, mais toujours possible.
N’empêche, c’est formidable d’être de retour dans cet endroit magnifique. Nous avons loué des bicyclettes et avons passé deux jours à nous promener de temple en temple en empruntant entre chacun des routes incroyablement belles et ombragées. Tout ici est impressionnant et rappelle à quel point la civilisation khmer était dévote, créative et ambitieuse. Nos visites sont comme un grand concours de photos où tous les touristes (et il y en a beaucoup !) veulent prendre le même angle dramatique, la même structure particulièrement bien rénovée, les mêmes sculptures dessinées dans une pierre nichée entre les racines énormes des arbres. La difficulté est de le faire en évitant d’avoir dix autres personnes dans les pattes ou sur la photo, tout en profitant d’une bonne lumière. Beaucoup de plaisir et de frustration en même temps.


Le grand hit ici, ce sont les levers et les couchers de soleil. Le premier soir, nous grimpons sur la colline avec des centaines d’autres personnes pour nous rendre à l’endroit réputé le meilleur pour assister au grand spectacle. C’est complètement fou ! Il y a tellement de monde ! Encore une fois, nos souvenirs beaucoup plus intimes nous rappellent que nous n’avons pas besoin de revivre l’expérience, en pire. Nous redescendons avant le moment crucial où les couleurs se dissolvent dans le ciel pour éviter de nous retrouver parmi cette foule impatiente. L’idée de descendre les marches abruptes et le chemin rocailleux à la noirceur à la file indienne ne nous tente pas beaucoup. En bas, sur la route, des centaines de tuk-tuk, taxis, voitures et autobus attendent leurs clients. Tous reprendront le chemin de la ville en même temps. Nous roulons à toute vitesse sur la route encore libre de trafic, dans les derniers rayons de lumière rouge de fin de journée. Nos corps sont encrassés de sable, de poussière et de sueur. Nous rentrons à la maison prendre une douche avant d’aller manger… et de recommencer le lendemain notre visite de temples situés de plus en plus loin. En tout, nous aurons roulé une trentaine de kilomètres.

Deux belles journées de temples et de bicyclettes mal ajustées aux selles trop dures. Nous en avons presque des bleus aux fesses, mais heureusement seuls nos souvenirs de cet endroit remarquable resterons avec nous pour toujours.

- Kampot, Cambodge - 31 déc. et 1er janvier 2011

Vendredi, 31 décembre. Kampot, dans le sud du Cambodge.
Le taxi collectif et aussi plein qu’un minibus. Nous sommes huit dans une Toyota Camry. Quatre coincés à l’arrière, un couple dans le siège du passager à l’avant et le chauffeur partage son siège avec un jeune homme assez mince pour que ce soit possible. C’est hilarant ! Et très efficace. Nous faisons le trajet en 1h30 à peine.


Ce qui m’est d’abord apparue comme une petite ville poussiéreuse et endormie, se révèle fort sympathique et très jolie avec ses maisons datant de l’époque coloniale française. La rue sur le bord de la rivière est particulièrement animée parce que c’est ici que se retrouvent les petits hôtels, restaurants et bars où les touristes ont pris quartier. Nous n’habitons pas là, mais au centre de la ville tout près du marché.
De nouveau, nous louons des bicyclettes, cette fois plus neuves et mieux adaptées à nos grands corps d’occidentaux, pour aller visiter une petite grotte dans laquelle se trouve un minuscule temple. Rien de remarquable, mais c’est la ballade qui fait tout le plaisir de la randonnée. Le chemin de terre est plein de trous et un vent rafraichissant soulève le sable de façon parfois aveuglante. Nous traversons des villages avec leurs typiques maisons sur pilotis et des champs à perte de vue  qui nous laissent entrevoir les difficultés de la vie à la campagne.


Comme c’est la veille du jour de l’an, Chris accepte, pour une fois, d’aller prendre un verre dans un endroit touristique, sur la terrasse d’un bar d’où nous pourrons voir le coucher de soleil sur la rivière. La bière n’est pas chère, mais la musique est une série de ‘’crappy love songs,’’ ce qui est plus qu’il ne peut endurer. Nous changeons d’endroit, le bar juste de l’autre côté de la rue, où tout est génial. Musique, chaises confortables, service des plus efficace et charmant. Deux téquila sunrise pour moi et quatre bières pour Chris plus tard, nous rions aux éclats pour tout et rien à la fois et allons ensuite manger dans un autre quartier. Veille du jour de l’an ou pas, les célébrations ne nous empêchent pas de nous coucher tôt pour être en forme le lendemain matin.
1er janvier 2011
Matinée à bicyclette, cette fois le long d’un chemin sur le bord de l’eau où l’on produit du sel.  La région de Kampot est réputée pour son sel et ses plantations de poivre. Chris en achète au marché pendant que je reste au frais sous le ventilateur de la chambre pour écrire et lire. Une vraie journée de vacances ! Demain, nous partons pour Sihanoukville.