Les temples d’Angkor. Période du règne Khmer : entre les années 802 et 1432. Il y a treize ans, le seul moyen de s’y rendre était par la rivière, en speedboat fortement protégé par des gardes armés de kalashnikov. Les routes étaient peu sûres et personne ne s’y risquait. Même Siem Reap était une petite ville pas très rassurante le soir. Nous prenions tous nos repas au guesthouse et allions visiter les temples en moto. Les conducteurs nous attendaient parmi des dizaines de mendiants et de petits vendeurs qui nous harcelaient dès notre arrivée et au moment du départ.
Les temps ont bien changés. Aujourd’hui, plus de mendiants permis à l’entrée des temples, ne restent que les enfants vendeurs de cartes postales, de bracelets, de boissons et des kiosques de robes, sacs et tee-shirts. Et il est maintenant possible de voyager partout au Cambodge en toute sécurité. Siem Reap est fortement peuplée et partout de grands hôtels avec spas ont poussés comme des champignons. J’ai lu dans un article scientifique que la ville et son industrie touristique pompent toute l’eau du sous-sol et que ce n’est qu’une question de temps avant que les temples s’enfoncent dans le sol en s’écroulant. Un peu dramatique, mais toujours possible.
Les temps ont bien changés. Aujourd’hui, plus de mendiants permis à l’entrée des temples, ne restent que les enfants vendeurs de cartes postales, de bracelets, de boissons et des kiosques de robes, sacs et tee-shirts. Et il est maintenant possible de voyager partout au Cambodge en toute sécurité. Siem Reap est fortement peuplée et partout de grands hôtels avec spas ont poussés comme des champignons. J’ai lu dans un article scientifique que la ville et son industrie touristique pompent toute l’eau du sous-sol et que ce n’est qu’une question de temps avant que les temples s’enfoncent dans le sol en s’écroulant. Un peu dramatique, mais toujours possible.
N’empêche, c’est formidable d’être de retour dans cet endroit magnifique. Nous avons loué des bicyclettes et avons passé deux jours à nous promener de temple en temple en empruntant entre chacun des routes incroyablement belles et ombragées. Tout ici est impressionnant et rappelle à quel point la civilisation khmer était dévote, créative et ambitieuse. Nos visites sont comme un grand concours de photos où tous les touristes (et il y en a beaucoup !) veulent prendre le même angle dramatique, la même structure particulièrement bien rénovée, les mêmes sculptures dessinées dans une pierre nichée entre les racines énormes des arbres. La difficulté est de le faire en évitant d’avoir dix autres personnes dans les pattes ou sur la photo, tout en profitant d’une bonne lumière. Beaucoup de plaisir et de frustration en même temps.
Le grand hit ici, ce sont les levers et les couchers de soleil. Le premier soir, nous grimpons sur la colline avec des centaines d’autres personnes pour nous rendre à l’endroit réputé le meilleur pour assister au grand spectacle. C’est complètement fou ! Il y a tellement de monde ! Encore une fois, nos souvenirs beaucoup plus intimes nous rappellent que nous n’avons pas besoin de revivre l’expérience, en pire. Nous redescendons avant le moment crucial où les couleurs se dissolvent dans le ciel pour éviter de nous retrouver parmi cette foule impatiente. L’idée de descendre les marches abruptes et le chemin rocailleux à la noirceur à la file indienne ne nous tente pas beaucoup. En bas, sur la route, des centaines de tuk-tuk, taxis, voitures et autobus attendent leurs clients. Tous reprendront le chemin de la ville en même temps. Nous roulons à toute vitesse sur la route encore libre de trafic, dans les derniers rayons de lumière rouge de fin de journée. Nos corps sont encrassés de sable, de poussière et de sueur. Nous rentrons à la maison prendre une douche avant d’aller manger… et de recommencer le lendemain notre visite de temples situés de plus en plus loin. En tout, nous aurons roulé une trentaine de kilomètres.
Deux belles journées de temples et de bicyclettes mal ajustées aux selles trop dures. Nous en avons presque des bleus aux fesses, mais heureusement seuls nos souvenirs de cet endroit remarquable resterons avec nous pour toujours.
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