Encore une fois, nous décidons de nous fier à la façon générale de faire les choses. C’est-à-dire que nous achetons notre billet d’autobus vers Phnom Penh par l’entremise du l’hôtel. Un minibus viendra nous prendre à la porte, comme il le fera pour les clients de tous les hôtels, pour nous emmener à la centrale d’autobus de la compagnie de transport. Il faut être prêt pour 7h40, le départ de l’autobus étant prévu à 8h30. Les minutes passent, puis l’heure du départ et personne ne vient nous chercher. Le propriétaire du guesthouse fait plusieurs appels et nous rassure à chaque fois, le bus ne partira pas sans nous. Des trois minibus qui ramassent les gens habituellement, seulement deux fonctionnent aujourd’hui. D’où le retard. Finalement, il nous met sur le tuktuk de l’hôtel et nous partons à la course vers la station. L’autobus est bien là et, comme de fait, nous devons attendre le dernier arrivage de touristes avant de partir.
Il est difficile de trouver des gens sympathiques parmi les autres touristes. C’est comme s’ils voulaient voyager sans quitter la maison et leur confort habituel, sans avoir à parler aux gens autour d’eux, ni même devoir leur sourire. Très étrange. Et lorsque l’autobus arrête dans un restaurant au milieu du trajet, nous ne sommes que trois à manger les repas servis, par ailleurs tout à fait délicieux. Personne d’autre ne s’y risque ou va seulement voir ce qui est offert. Par contre, le kiosque de chips, d’arachides et de coca-cola est très achalandé.
Avec le retard pris, nous avons perdu la journée. Chris a pris rendez-vous avec un ancien participant de son programme d’été qui vient nous prendre à l’hôtel. Saineth travaille avec les personnes atteintes du sida. Nous prenons un verre avec lui sur une terrasse près de son bureau, le temps de renouer des liens. Notre meilleur moment de la journée. Saineth nous organise par téléphone un transport en taxi collectif pour le lendemain à 6h du matin.
Avec le retard pris, nous avons perdu la journée. Chris a pris rendez-vous avec un ancien participant de son programme d’été qui vient nous prendre à l’hôtel. Saineth travaille avec les personnes atteintes du sida. Nous prenons un verre avec lui sur une terrasse près de son bureau, le temps de renouer des liens. Notre meilleur moment de la journée. Saineth nous organise par téléphone un transport en taxi collectif pour le lendemain à 6h du matin.
De retour à l’hôtel, nous voulons retourner au même restaurant où nous avions mangé quelques jours auparavant et que nous avions bien aimé. C’est fou comme notre sens de l’orientation est complètement à l’envers ici. Enfin, un peu normal pour moi, mais pour Chris ? Nous savons que ce restaurant est tout près, mais il nous faut marcher dans le noir, tourner et retourner sur nos pas pendant une bonne demi-heure avant de le retrouver. Nous aurions dû voir là un signe qu’il était préférable pour nous de manger ailleurs parce que ce fut un vrai désastre : viande trop dure pour être mastiquée, assiette de crudités pas tentante, riz sans sauce, rien dans nos choix n’était satisfaisant. Nous nous reperdons un peu pour rentrer, épuisés, à l’hôtel où nous avions aussi réservé la même chambre.
Nous branchons l’ordinateur et faisons sauter les fusibles. Noir et chaos total. Les gens de l’auberge visiblement ne connaissent rien à l’électricité. Ils sont trois dans la chambre à essayer de bouger tous les fils le long du mur, à monter sur une chaise sur une table pour rejoindre un fil au plafond, défaire la prise au mur à la lumière de lampes de poche, s’énerver, se chicaner et ne pas nous écouter quand nous disons que le problème n’est pas dans la chambre, mais dans la boite électrique. La lumière revient, puis repart et le cirque recommence. Trois fois. Nous finissons par convenir que nous n’avons pas tant besoin de lumière que ça et qu’ils pourront trouver le problème le lendemain quand nous serons partis. Nous nous endormons immédiatement.
Nous branchons l’ordinateur et faisons sauter les fusibles. Noir et chaos total. Les gens de l’auberge visiblement ne connaissent rien à l’électricité. Ils sont trois dans la chambre à essayer de bouger tous les fils le long du mur, à monter sur une chaise sur une table pour rejoindre un fil au plafond, défaire la prise au mur à la lumière de lampes de poche, s’énerver, se chicaner et ne pas nous écouter quand nous disons que le problème n’est pas dans la chambre, mais dans la boite électrique. La lumière revient, puis repart et le cirque recommence. Trois fois. Nous finissons par convenir que nous n’avons pas tant besoin de lumière que ça et qu’ils pourront trouver le problème le lendemain quand nous serons partis. Nous nous endormons immédiatement.


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