lundi 27 décembre 2010

- Noël à Phnom Penh et les bicyclettes de Battambang

Dès notre arrivée à Phnom Penh, la veille de Noël, nous sommes reçus par des hôtes tout excités: ils ont organisé un party pour les gens qui logent chez eux. Souper gratuit, offert par la maison. Nous sommes sept ou huit autour de la table, plus des amis Cambodgiens. Le frère de la propriétaire joue de la guitare et chante des chansons romantiques et tristes. Très sympathique cette soirée qui ne se finit pas tard. Très bien pour nous, notre chambre est super belle et confortable et nous voulons profiter de la ville le lendemain sans avoir trop fait la fête.


25 décembre, journée de marche au soleil avec visite impressionnante du Palais royal en après-midi. C'est grand, Phnom Penh! Et même les conducteurs de tuk tuk n'en connaissent pas bien les rues. La nuit tombée, ils sont tout perdus. Le chauffeur a du demander son chemin au moins quatre fois et comptait presque plus sur Chris que sur son sens de l'orientation pour nous sortir du pétrin dans le traffic. Cela nous a pris un temps fou pour rentrer à l'hôtel prendre une douche avant d'aller manger.


Autobus super lent le lendemain pour Battambang. Au début, nous étions patients, jusqu'à ce que Chris s'énerve en disant que non seulement nous arrêtons partout, mais qu'en plus, le chauffeur ``n'a pas de gosses``. Il n'avance pas et hésite à dépasser. Plus sécuritaire, mais tellement lent! Heureusement, il y a deux arrêts pipi et bouffe pour se dégourdir les jambes et rire de tout ça.

À Battamgang, encore une fois, nous avons une super chambre qui ne nous coûte que huit dollars. Nous louons des bicyclettes à l'hôtel. Avant d'en prendre possession, mystérieusement, les clés disparaissent du comptoir où elles étaient déposées un instant plus tôt. Il est évident qu'un des employés présents les a prisent, mais on ne peut accuser personne. La responsable est dans tous ses états, les bicyclettes lui appartiennent et elle en tire un revenu supplémentaire qui fait des jaloux. Elle nous trouve un autre cadenas et après beaucoup d'émotions, nous pouvons partir.


Nous suivons une petite route qui longe la rivière en direction des ruines d'un temple. Des centaines de fois nous répondons Hello! aux hello, surtout par les enfants, mais aussi par des gens de tous âges qui semblent heureux de nous voir. Nous ne sommes pourtant pas les premiers, ni les derniers d'ailleurs, à passer devant chez eux. Mais partout, nous sommes accueillis par des sourires et des mots de bienvenu.


Dans un tout petit village où la spécialité est de préparer des galettes de riz pour faire des rouleaux de printemps, nous sommes gentiment invités à visiter un lieu de fabrication. Les femmes préparent la pâte dans leur cour et font sécher les rondelles dans des grillages sur le bord de la route.


La route est belle et facile pour se rendre au temple. Comme il est tôt, le soleil n'est pas encore trop chaud et il y a beaucoup d'ombre. Nous sommes accueillis par un policier, un tourist officer, qui nous indique l'endroit où acheter les billets d'entrée. Coût: deux dollars américains chacun. Tout ou presque au Cambodge se négocie en dollars américains et c'est cet argent qui nous est donné dans les guichets automatiques des banques. En principe, ce billet nous donne un droit d'entrée pour trois temples de la région. Mais il n'y a pas de billets nécessaire, nous dit-on, il suffit de signer son nom et son pays d'origine sur une feuille de papier. Je demande comment, sans billet, nous allons pouvoir prouver ailleurs que nous avons bien acheter nos droits d'entrée. Pas de problème, nous répondent le gars et la fille en charge, ils vont téléphoner aux autres temples pour leur donner nos noms. Étrange. Après notre visite, Chris décide d'en avoir le coeur net. Il va voir le policier et lui demande pourquoi nous n'avons pas eu droit à un billet. Celui-ci devient aussitôt mal à l'aise, fait un appel sur son cellulaire et rigole avec son correspondant. Puis, il nous dit de retourner au kiosque et de demander nos billets. Chris lui demande de nous accompagner. En nous voyant arriver, la jeune fille sourit, sort des billets de son sac et nous les tend sans sembler le moindrement mal à l'aise de sa tentative d'escrocrerie. Si nous n'avions rien exigé, tout ce beau monde se serait fait quatre beaux dollars directement dans leurs poches et nous aurions eu à payer l'entrée aux autres temples. Les trois touristes Australiens qui venaient de quitter les lieux s'étaient sûrement faits avoir et la dizaine d'autres personnes sur la liste du jour aussi. Un petit marché lucratif.


Nous retournons en ville manger et remettre de la crème solaire, puis repartons sur les routes. Une belle journée d'exercise qui se termine par une douche et un massage d'une heure dans un centre sportif repéré par Chris à l'entrée de la ville. Les deux jeunes filles ne sont pas très expérimentées, mais le massage qu'elles nous font en synchro est très relaxant. Nous rendons les bicyclettes avant d'aller prendre un verre sur la terrasse d'un hôtel d'où l'on peut voir le coucher de soleil sur la ville.

Demain, autobus vers Siem Reap et les temples d'Angkor Wat!

1 commentaire:

  1. Allo, Pascale, allo, Chris,

    Je viens de faire du rattrapage et de lire votre parcours de Noël jusqu'à maintenant. Très bonne idée de tenir chacun votre journal. On vous suit selon vos intérêts, et votre voyage prend du relief: deux dimensions! Je viens de comprendre, aussi, qu'en cliquant sur les photos dans la section de Chris on trouve une multitude d'autres photos! Elles sont belles et elles donnent l'atmosphère de votre voyage. Dites donc, vous mangez tout le temps?

    Continuez à nous écrire comme ça, c'est le fun de vous suivre! (et ça a l'air très bon, ce que vous mangez...)

    Hélène

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